Activités 2014

Activités 2014

Comptes-rendu des activités

 

Samedi 25 janvier, visite : la collection d’art qajar au musée de la Castre

Tableau qajarLe musée de la Castre vient de restaurer la collection d’art qajar rassemblée vers 1865-1868 par le baron Tinco Lycklama, grand voyageur, collectionneur et mécène néerlandais, lors de son voyage en Perse. Présentée désormais dans une salle d’exposition permanente, elle se compose d’environ 350 objets, reflétant tous les aspects de la brillante civilisation qui se développe en Iran sous la dynastie des Qajars (ou Kadjars, 1786-1925) : 2014_01_25_qajar_3tableaux de salon (paysages de jardins, fontaines, portraits de cour), qui associent l’apport occidental (grand format, notions de perspective) avec les fondements formels de l’Iran ancien, scènes de la vie quotidienne peintes sur papier, objets d’art en métal, verre, céramique, tissu, cuir, mosaïque de paille, bois sculpté, objets sacrés ou profanes. Nous avons particulièrement remarqué une collection d’armes en métal damasquiné d’or et d’argent, des coffrets décorés de « laque persane » et les portraits en pied de deux élégantes dames de la cour.

 

Samedi 22 février, visite : la cité épiscopale de Fréjus

2014_02_22_frejus_1La cité épiscopale de Fréjus est remarquable par son ancienneté – un premier évêque y est installé dès 374 – et par la notoriété de certains de ses prélats : saint Léonce, qui encouragea la fondation du monastère de Lérins au Ve siècle, Riculfe qui marqua la renaissance spirituelle et temporelle de l’évêché au XIe, Jacques Duez qui devint pape sous le nom de Jean XXII et exerça son pontificat en Avignon de 1316 à 1334, André de Fleury, ministre sous la Régence, qui a laissé son nom à un hôtel particulier dont la porte de serpentine a retenu notre attention.
Le baptistère a été édifié au Ve siècle en grès de l’Estérel avec un réemploi de matériaux antiques comme les chapiteaux corinthien de marbre blanc. De forme carrée extérieurement et octogonale à l’intérieur, il est relié à la cathédrale par une galerie couverte. La cuve baptismale, dont il reste le dolium, est entourée de profondes niches alternativement semi-circulaires et à fond plat, ouvertes par des arcatures qui soutiennent une coupole. Les catéchumènes entraient par une porte basse et ressortaient par la grande porte, après avoir reçu le baptême, qui était alors administré par les seuls évêques.
2014_02_22_frejus_3Le cloître du XIIIe siècle n’est pas celui d’un monastère, mais un passage, un lieu public. Bordé par quatre galeries dont les arcs brisés reposent sur des colonnettes jumelées en marbre, il est surélevé d’un étage vers 1350-1370. La voûte d’arêtes primitive est alors  remplacée par un plafond à caissons de  mélèze, dont les entrevous sont ornés de peintures représentant des personnages civils, militaires et religieux, mais aussi un bestiaire fantastique, comme cela est fréquent dans les années qui ont suivi la Grande Peste (voir ci-dessous).2014_02_22_frejus_4
La cathédrale, agrandie à plusieurs reprises, est composée de deux églises accolées, mises en communication par trois arcatures. Saint-Étienne, au nord, couverte par une voûte en plein cintre, est bâtie au XIe siècle pour être l’église paroissiale de Fréjus. Une de ses chapelles latérales abrite le retable de Sainte-Marguerite, dû au peintre niçois Jacques Durandi. La voûte sur croisée d’ogives de Notre-Dame (XIIIe siècle), au sud, est construite sur la cathédrale primitive dont il reste quelques éléments. Son chevet en cul de four abrite les stalles des chanoines.
Le palais épiscopal a subi de nombreux remaniements. Construit comme une véritable forteresse lorsque les évêques obtiennent la totalité des droits seigneuriaux sur la ville, il en subsiste un corps de bâtiment en pierres à bossages, éclairé par des fenêtres géminées, et la tour crénelée à gorge, dont l’ouverture a été murée lorsque l’édifice a perdu sa fonction de défense pour devenir une simple résidence. Fréjus comptait six mille habitants au XIIIe siècle. Il reste dans la ville médiévale une ancienne échoppe, la maison du prévôt aux fenêtres en plein cintre et aux murs à bossages, et ici ou là des corbeaux de pierre qui rappellent que les maisons étaient construites en encorbellement sur la rue étroite dont une heureuse réhabilitation a respecté la rigole centrale. (texte de Françoise Beyler)

Samedi 15 mars, conférence de M. Bernard Ménéguz (Centre permanent pour l’environnement des îles de Lérins) : Flore et faune sous-marines autour des îles de Lérins.

Oeufs de poulpe
Oeufs de poulpe
2014_03_15_lerins_3_anemone_encroutante
Anémones encroûtantes

Contrairement à une idée reçue, sur les fonds marins visités par le conférencier,  la pollution est en recul. Sur la plate- forme sous-marine (5 à 30 mètres), l’arrêt de l’expansion de la taxifolia  permet aux prairies de posidonies de se  développer et de fixer le carbone, d’où leur intérêt pour l’environnement.  Le grand nombre d’organismes filtrants, tels que les nacres, indique la pureté de l’eau. Au-delà, les tombants, colonisés par des coralligènes, des gorgones, des éponges et des anémones encroûtantes,  ainsi que les grottes situées vers 35-40 mètres où nait le corail, forment un milieu à la diversité remarquable, dans lequel de nombreuses espèces recourent au mimétisme pour se défendre : étoiles de mer, rascasses, soles…La variété des formes et des couleurs est surprenante, comme la présence de poissons de haute mer qui s’approchent de Saint-Honorat, de barracudas qui passent au large, de roussettes sur les fonds de 40 mètres, ou d’oursins-diadèmes originaires de Polynésie. La conférence était abondamment illustrée de photographies remarquables.

 

 

 

Samedi 12 avril, journée d’études : Les Alpes-Maritimes dans la Grande Guerre, un département cosmopolite et patriote.

Le thème de cette journée d’études, placée sous la présidence de Monsieur Ralph Schor  (professeur émérite de l’université de Nice-Sophia Antipolis), s’est imposé à nous comme une évidence : notre région, restée en dehors de la zone de combats, a pour caractère particulier d’avoir reçu avant 1914 des villégiateurs de toutes origines, qui formaient une société où les préjugés de classe dépassaient les antagonismes nationaux, mais aussi une main d’œuvre étrangère, italienne en particulier, qui cherchait à s’intégrer à une population autochtone parfois sujette à des mouvements d’hostilité, voire de xénophobie. La guerre va faire disparaître la colonie cosmopolite des hivernants, divisée entre alliés et adversaires, poser à la main d’œuvre immigrée la question de la loyauté à sa nouvelle patrie, provoquer l’afflux de réfugiés fuyant les régions dévastées par les combats.
Une présentation de Nice pendant la Grande Guerre, par Ralph Schor, a permis de situer les différentes communications dans un ensemble général. « Le sort des populations ennemies »  était abordé dans une première partie par Stéphane Kronenberger (docteur en histoire), qui traitait des  Lieux de détention de Cannes et de l’île Sainte-Marguerite, où furent internés les civils, pris au piège de la guerre, dans des conditions convenables que le service photographique de l’armée a toutefois enjolivées ; La confiscation des biens des ressortissants des nations ennemies, sujet neuf, demandait l’analyse de juristes autant que d’historiens. Cette tâche incombait à Olivier Vernier, professeur d’histoire du droit,  et à Patricia Prenant, chargée de cours, de l’université de Nice-Sophia- Antipolis.
Le deuxième thème abordé,   « La contribution des ressortissants alliés », revenait à Michelle David (vice-présidente des Amis des Archives de Cannes), qui traitait des  Œuvres de la colonie hivernante de Cannes dans un exposé très documenté et illustré, et à Thierry Martin (docteur en histoire, représentant la Société d’art et d’histoire du Mentonnais) qui présentait  La colonie hivernante et les activités mondaines durant la Première Guerre mondiale en pays mentonnais, ou l’art de concilier activités patriotiques et vie hivernante . La convergence des deux sujets a donné lieu à une intéressante discussion.
L’après-midi était consacré aux « Regards portés sur les étrangers ». Meryl Sill (professeur d’histoire-géographie)  nous entretenait de  L’espionnite dans les Alpes-Maritimes  à travers l’exemple de la campagne de presse menée par l’Action française contre le prince de Monaco; notre vice-président Claude Marro étudiait Les  lieux de mémoire de la Grande Guerre dédiés aux étrangers dans les Alpes-Maritimes. Il fallait entendre par là les monuments aux morts, mais aussi les nouvelles dénominations de rues qui apparurent à l’issue du conflit.
Enfin, l’analyse des  Lettres d’un Roquettan au front, fournissait à Marie Brunel (archives municipales de Cannes), la réponse au dernier thème en forme de contrepoint, « L’attachement de la population locale à la petite patrie ».

Samedi 10 mai, sortie botanique : la flore des Préalpes de Grasse (L’Audibergue, Caussols), sous la conduite de M. Alain Nissim.

Valériane et saxifrage
Valériane et saxifrage

Les plateaux et chaînons qui forment les Préalpes de Grasse forment un milieu où se mêlent les influences méditerranéenne et alpine, ce qui apparaît de façon évidente dans les espaces forestiers où le pin sylvestre côtoie le sapin (sans compter le pin noir d’Autriche et le cèdre de l’Atlas introduits par reboisement), où le marronnier et le groseillier à maquereau poussent spontanément. En milieu ouvert, la même double influence permet de rencontrer, à quelques mètres de distance, la saponaire de Montpellier et le myosotis des Alpes, la lavande et la sarriette avoisinant avec la rare fritillaire que nous avions cherchée en 2012 à plus haute altitude lors d’une promenade vers le sommet

Sceau de Salomon
Sceaux de Salomon

de l’Authion, tandis que les euphorbes très adaptables colonisent les versants.
L’autre caractère de la région visitée, ses sols calcaires très perméables, explique la présence de végétaux spécifiques, comme la saxifrage (littéralement : « casse pierre »), des plantes à bulbes comme la valériane tubéreuse ou adoptant des formes rampantes quand elles se développent à partir des fentes des lapiez, comme la globulaire ou le daphné que nous avons rencontrés à Caussols, véritable sanctuaire botanique. Aujourd’hui recouvert d’une pelouse rase qui se couvre de fleurs au printemps (nous y avons trouvé, entre autres, l’astragale, l’orchis bouffon et de nombreuses pivoines), le centre du plateau était autrefois occupé par une hêtraie, comme l’indique les « sceaux de Salomon » poussant dans les rochers, cette plante étant inféodée au hêtre.
Cette sortie était aussi l’occasion, pour notre guide, de rectifier certaines idées fausses répandues à partir du nom courant de certains végétaux : ainsi, la cardère n’est pas un chardon mais une scabieuse, pas plus que le panicaut ou « chardon bleu », qui appartient aux apiacées (ou ombellifères), comme la cigüe et la carotte.

Jeudi 5 juin, réception de la Société d’histoire de Fréjus et de sa région, visite de Cannes sous la conduite de M. Claude Marro.

Dans le cadre des échanges avec les sociétés amies, une quinzaine de membres de la Société d’histoire de Fréjus et de sa région avaient choisi Cannes pour leur sortie annuelle. L’étude de la Castre et de son château fournissait la matière du premier thème, « Cannes au Moyen Âge ». La visite du musée, avec ses collections dues aux riches hivernants et aussi sa galerie de tableaux réalisés par les paysagistes cannois, servait de transition avec le thème développé l’après-midi, « Cannes des lords et des grands-ducs », qui nous a conduits au quartier russe (visite extérieure de l’église Saint-Michel-Archange, de la chapelle Alexandra Skripitzine, de l’hôtel des Pins) puis à la chapelle Saint-Georges, qui nous a été ouverte par M. Michel Beyler, et à la villa Rose Lawn.

Samedi 7 juin, sortie à thème historique à Cotignac et Villecroze, sous la conduite de Mme Martine Pellissier.

2014_06_07_cotignac_villecroze_03Cotignac est un haut-lieu de la religion populaire en Provence, depuis l’apparition de la Vierge à un modeste bûcheron, en 1519. Il convainc les syndics de faire construire un sanctuaire, Notre-Dame des Grâces, qui sera géré par les Oratoriens jusqu’à la Révolution et devient l’objet d’un pèlerinage. Le sanctuaire obtient un grand renom par le rôle qu’on lui attribue dans la réalisation du « vœu de Louis XIII » en 1638, la naissance d’un héritier mâle. Anne d’Autriche envoie un tableau représentant une Vierge à l’enfant, et le jeune roi Louis XIV, « l’enfant du vœu », visite Cotignac en 1660. La même année, la découverte d’une source réputée miraculeuse par un simple berger redouble le succès du pèlerinage, qui attire six mille personnes en 1662. Près de la source, s’élève un monastère dédié à Saint-Joseph. Acheté comme bien national pendant la Révolution, Notre-Dame des Grâces est reconsacrée en 1811 mais subit un déclin relatif, malgré un maintien du pèlerinage comme le montrent les nombreux ex-voto exposés dans la chapelle. Le couronnement de la statue de la Vierge en 1938 donne un regain de fréquentation a2014_06_07_cotignac_villecroze_09u sanctuaire, occupé par les oblats de Marie Immaculée.
L’eau joue un rôle important dans l’histoire de Cotignac. Le village primitif dont il ne reste que les tours, situé sur la barre de tuf calcaire qui domine le site actuel, se déperche au XIIIe siècle quand le détournement des eaux de la Cassolle permet d’irriguer la plaine.
Un réseau complexe de canaux à ciel ouvert ou enterrés alimente les fontaines publiques, les bains rituels de la synagogue, et faisait fonctionner autrefois les moulins et les tanneries. La richesse du bourg est visible sur les façades soignées de nombreuses maisons.
Le « château » troglodyte de Villecroze, visité l’après-midi, a été occupé au Moyen Âge par les moines de Saint-Victor, puis aménagé en réduit de défense par les Albertas, seigneurs du lieu, au XVIe siècle, mais n’a jamais servi d’habitat permanent.

Mardi 9 septembre, archéologie, histoire et nature au fort Sainte-Marguerite, sous la conduite de MM. Richard David, Pierre Dagonnot et Bernard Ménéguz.

2014_09_09_sainte_marguerite_1Les travaux réalisés au XVIIe siècle par les Espagnols au Fort Royal de l’île Sainte-Marguerite ont fait disparaître la plus grande partie des bâtiments romains. Il en reste cependant un système complexe d’adduction d’eau, qui aboutit à des citernes dont plusieurs ont été transformées ensuite en chapelles ou en  pièces d’habitation (Ci-contre, la  rigole qui conduit l’eau à une citerne surmontée d’un puits). Des fouilles entreprises en 1972 ont révélé un cryptoportique près du rempart nord, tandis que des sondages récents indiquent la présence de murs sous la cour centrale, probables vestiges du temple cité par Strabon.
Le logis du gouverneur, où furent emprisonnés le célèbre Masque de fer mais aussi des pasteurs réformés et des membres de la smala d’Abd-el-Kader, abrite le musée de la Mer où sont déposés, dans une muséographie renouvelée, les vestiges des fouilles réalisées sur l’île (fresques murales, mosaïques, artefacts) et une importante collection d’objets provenant des épaves échou2014_09_09_sainte_marguerite_2ées à proximité : de la vaisselle de prestige et neuf types d’amphores ayant contenu de l’huile, du vin de Cos, du garum, des dattes ou des noisettes, indiquent l’importance de Lérins dans le commerce méditerranéen au  Ier siècle de notre ère . De la céramique « sarrasine », des assiettes à sgraffite et des faïences jaspées des XVIe et XVIIe siècles rappellent le rôle d’avant-port joué par Sainte-Marguerite jusqu’à la construction du môle de Cannes en 1838 (ci-dessous, de gauche à droite, amphores, vases-gigogne provenant de l’épave de la Tradelière, poterie « sarrasine » et mosaïque romaine).
Dans le fort également, les aquariums du CPIE reconstituent les écosystèmes méditerranéens, de l’herbier à posidonies aux fonds rocheux où se forme le corail, en passant par les petits fonds plus éclairés, siège d’une grande diversité biologique. Cette association à vocation pédagogique cherche à sensibiliser tous les publics à l’environnement.

Samedi 22 novembre, conférence de Mme Murielle Oriol, chargée de mission du sanctuaire Pélagos : SOS Grand Bleu, les cétacés de Méditerranée.

La Méditerranée ne représente que 0,4% de la surface, mais 7% de la flore et 12% de la faune océanique. C’est un milieu fragile dans lequel les cétacés sont particulièrement menacés, par la pollution chimique, les filets dérivants (pourtant interdits), la chasse limitée depuis 1946 mais dont les quotas ne sont pas respectés, les collisions avec les cargos, et surtout par le bruit émis par les bateaux, rendant inaudibles les signaux de géolocalisation des mammifères marins qui perdent alors tout repère.
L’association Grand Bleu lutte contre la pêche intensive et les « prisons pour dauphins » que sont les parcs aquatiques de loisirs (l’espérance de vie des animaux marins y est réduite de moitié), participe à des campagnes de nettoyage des fonds marins et d’« écogestes » vis-à-vis des plaisanciers, organise des ateliers pédagogiques et des sorties.
Un accord signé en 1999 entre la France, l’Italie et Monaco a donné naissance au sanctuaire Pélagos, dont le siège est à Saint-Jean-Cap-Ferrat et qui couvre toute la mer de Ligurie. Il a pour but la protection et la conservation des fonds et de la biodiversité, le recensement et l’identification des cétacés par photographie et balisage, la mesure de leur taux de contamination par biopsie, mais aussi l’étude de leur langage acoustique et de leur société (ainsi, le repérage de la femelle dominante facilite la remise à flots en cas d’un échouage de groupe). En conclusion, une conférence de sensibilisation fort bien documentée.

Samedi 6 décembre, conférence de M. Alain Nissim, médiateur culturel : Météo, prévisions ? Météo prédictions ?

Le « temps qu’il fait », c’est-à-dire l’état de l’atmosphère à un moment donné, résulte de conditions que le conférencier rappelle d’abord, à l’aide d’une riche illustration de photographies, schémas, cartes et extraits de vidéos. Les prévisions météorologiques ont été longtemps fondées sur des observations menées sur de longues périodes, et confinaient à la prédiction lorsqu’elles se traduisaient  sous forme de dictons. Les informations recueillies quotidiennement par satellite depuis une quarantaine d’années sont exploitées aujourd’hui selon des modèles mathématiques qui ne sont pas d’une fiabilité absolue, notamment dans les régions méditerranéennes où les paramètres qui déterminent les caractères atmosphériques et les forces qui entrent en action sont particulièrement nombreux.
Parmi les questions suscitées par le sujet, celle du réchauffement climatique et de ses conséquences sur la situation météorologique de ces dernières semaines se posait inévitablement. Si l’on peut faire le lien avec l’apparition plus fréquente de « médicanes » ( Mediterranean Hurricanes), comme on nomme aujourd’hui ces systèmes dépressionnaires à cœur chaud ayant à la fois les propriétés du cyclone subtropical et de la dépression frontale des latitudes moyennes, les épisodes de blocage météorologique auxquels nous assistons cet automne, avec ces périodes successives de chaleur et de pluie anormalement longues, semblent avoir une origine plus complexe.
En conclusion, une conférence empreinte d’une grande pédagogie, qui a su intéresser un public dont on peut regretter qu’il ait été peu nombreux.

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